Marie Tudor, version dépoussiérée d’un texte qui date…

Bloody Mary, incarnée par une Cristiana Reali survoltée, investit la Pépinière Théâtre dans une mise en scène moderne et plutôt vitaminée qui a pourtant bien du mal à rafraîchir un texte ampoulé et mièvre de Victor Hugo… La pesanteur de la prose est le principal handicap de cette Mary Tudor, dont la distribution est pourtant un « presque » sans faute. L’argument : Douze acteurs sur scène, dix hommes, deux femmes en

Il était une fois… complétement à l’ouest conquiert le Déjazet

Régalez-vous au Théâtre Déjazet en dégustant avec malice et espièglerie les douceurs sucrées, parfois épicées, de ces Caramels complètement fous. Malgré quelques faux pas et fausses notes vous finirez par fondre dans cet ouest américain potache et louftingue. L’argument : Dans un village perdu du Middle West américain, en 1890, les cow-boys viennent dépenser leur maigre salaire au bar du saloon tenu par une charmante famille pendant que des danseuses

Torobaka d’Israël Galvàn et d’Akram Khan : un duel explosif et fraternel entre flamenco et Kathak

Deux univers, deux cultures,  deux traditions, deux danseurs contemporains s’affrontent, en cette fin d’année, sur la scène du Théâtre de la Ville dans un combat vibrant et touchant. Ce dialogue entre deux corps est un feu d’artifice magique et terriblement humain. L’argument : A Corps conducteurs,  Torobaka  est la rencontre de deux danseurs d’exception – l’un a été nourri de la tradition indienne du kathak – l’autre est né dans le flamenco.

Comment vous racontez la partie de Yasmina Reza _ Satire cinglante du monde littéraire et du journalisme culturel

Yasmina Reza signe une fable drôle et cruelle portée par un quatuor magistral de comédiens. Dans ce festival cynique des faux-semblants, l’auteure à succès n’épargne personne : ni le milieu littéraire parisien, ni le journalisme culturel, ni les initiatives provinciales… Jubilatoire. L’argument : Nathalie Oppenheim, écrivain à succès, découvre la salle polyvalente de Vilan-en-Volène où elle est invitée à lire des extraits de son dernier roman Le Pays des lassitudes. Roland, responsable

Kinship de Carey Perloff _ le retour sans flammes d’une reine sublime

Très attendu, le retour sur les planches d’Isabelle Adjani manque de sel et de saveur. Si l’actrice n’a rien perdu de son talent et joue magistralement l’amoureuse éconduite, le texte, loin d’être à la hauteur faute d’une écriture soignée, tombe vite dans le sitcom… quel gâchis. L’argument : Librement inspirée de la Phèdre de Racine, Kinship nous raconte l’histoire passionnelle qui se tisse entre une femme d’influence, rédactrice en chef

Love Circus de Stéphane Jarny, Le retour du Cabaret

Oubliez grisaille et morosité… entrez sans attendre sous la piste aux étoiles magique et féérique de Love Circus… à la sortie, sourire aux lèvres et musique en tête vous serez Happy, c’est garanti. L’argument : Dans ce monde où la discipline et l’effort côtoient le maquillage et le merveilleux, se trament souvent en coulisses intrigues, romances et passions. Love Circus ne va pas déroger à la règle, mettant en scène une

Crue et Nue – Le Manifeste de mon corps d’Eva Darlan

Sans le moindre tabou, Eva Darlan se livre sur scène en magnifiant la femme, le féminin et la féminité avec une justesse incroyable, beaucoup d’autodérision et une pointe d’humour… Jubilatoire ! L’argument : Suivez le guide. Eva Darlan vous emmène avec insolence, drôlerie et férocité à la découverte du corps des femmes et du sien. Tout y passe : les mains, les pieds, les seins, les cheveux et le sexe bien sûr.

Mistinguett, Reine des années folles, ça swinge au Casino de Paris

Mistinguett, en digne meneuse de revue, nous embarque dans son show, notamment  grâce à une seconde partie rythmée et haute en couleurs… Malgré quelques longueurs, le final, véritable feu d’artifice musical, va vous faire swinguer…En piste, pour quelques pas de Charleston. Ça swingue, ça danse, ça chante au Casino de Paris…  Le temps d’une soirée, ce haut lieu du Music-Hall retrouve son lustre d’antan et celle qui en fut le

Novecento, fantaisie musicale et lyrique magnifiquement ciselée par André Dussolier

Fable musicale, drôle et émouvante, portée par le charme et l’élégance d’André Dussollier, accompagné par un orchestre de quatre virtuoses… Magique. Le temps d’une pièce de théâtre, la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point est transformée en paquebot transatlantique. Aux commandes du Virginian pour une traversée drôle et onirique : André Dussollier qui a coadapté Novecento : pianiste d’Alessandro Barrico. Pour mettre en scène cette histoire hors du commun, poétique et émouvante,