Mistinguett, Reine des années folles, ça swinge au Casino de Paris

Mistinguett, en digne meneuse de revue, nous embarque dans son show, notamment  grâce à une seconde partie rythmée et haute en couleurs… Malgré quelques longueurs, le final, véritable feu d’artifice musical, va vous faire swinguer…En piste, pour quelques pas de Charleston.

Ça swingue, ça danse, ça chante au Casino de Paris…  Le temps d’une soirée, ce haut lieu du Music-Hall retrouve son lustre d’antan et celle qui en fut le joyau : la meneuse de revue Mistinguett. Durant 3 heures, strass, paillettes, plumages aux multiples couleurs et jeux de gambettes nous plongent  au cœur de la rencontre entre la meneuse de revue et le danseur américain Harry Pilcer.

VisionByAG_Mistingett-@loeildoliv

Brune, coiffée à la Louise Brooks et pas plus haute que trois pommes, Carmen Maria Vega prête sa voix gouailleuse à Mistinguett, ainsi que son talent de comédienne. Insolente, envoutante et avec un timbre de velours, la jeune artiste charme et envoûte ses partenaires sur scène ainsi que son auditoire. Jouant  des gammes  et de ses jolies gambettes, cette miss crue 2014 a du chien. Elle est épatante.

Face à la jolie miss, Fabian Richard, fabuleux Emcee de Cabaret, joue un ténébreux gangster qui a mis le nord de Paris en coupe réglée. Si son personnage n’apporte rien au spectacle et alourdit le scénario, c’est bien sa prestation qui vaut le coup. Le charme et la voix grave de ce vilain garçon l’emporte et donne de l’étoffe aux chansons qu’il interprète.
Quant à Harry Pilcer, l’américain qui rêve de rencontrer la reine des années folles, il est incarné par un convaincant Gregory Benchenafi. A l’instar de l‘ensemble de la troupe – Cyril Romoli, Patrice Maktav, Mathilde Ollivier, etc. -, ce grand gaillard, dragueur à l’accent sexy, donne vie à ces années folles et au music-hall.

©Nathalie-ROBIN_Mistinguett_@loeildoliv

Au delà de la qualité des interprètes et de la rythmique musicale, le spectacle manque de corps, faute à une faiblesse d’écriture. Le scénario, loin d’être novateur, se résume à une succession de saynètes pas toujours nécessaires. Malgré tout, le charme des chansons opère, qu ‘elles fassent partie du répertoire de Mistinguett ou écrites pour l’occasion. Si le recours à une bande son peut déranger parfois, la présence de musiciens en live sur scène s’avère efficace. Clairement, la magie de ce spectacle original tient aux comédiens et à l’ambiance  des année folles. Le tour de force de Jacques Pessis, François Chouquet et Ludovic-Alexandre Vidal est d’avoir réussi à faire revivre une revue du Casino de Paris des années trente… au sein même de cet établissement.


Après une première partie poussive, la seconde partie est fantastique… On sort du spectacle emballé, charmé, avec l’envie de chanter et danser… Par les temps qui court,  un peu d’insouciance et de légèreté ce n’est déjà pas si mal…

Olivier Frégaville-Gratian d’Amore


mistinguett-spectacle-dome-@loeildoliv

Mistinguett, Reine des années folles
Casino de Paris
16, rue de Clichy
75009   Paris
Du 06 Novembre 2014 au 04 Janvier 2015
jeudi et vendredi 20h00
Samedi 15h00 et 20h00
et dimanche 17h00
durée du spectacle : 3h00

crédit photos © AG et © Nathalie Robin

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