Portrait de Constanze Mozart par joseph Lange (1782)

Les confessions de Constanze Mozart d’Isabelle Dusquenoy ou l’amour conjugal

Couverture du roman d'Isabelle Duquesnoy ©Plon
Couverture du roman d’Isabelle Duquesnoy ©Plon

Évocation crue et romantique du quotidien d’un artiste de génie… brillant.

L’argument : Une jeune femme s’apprête pour son mariage. Demain, elle épouse un homme qu’on s’accorde à trouver petit, affligé d’une grosse tête, provocant…
Pour comble, c’est l’ancien fiancé de sa sœur. Il s’appelle Mozart. Wolfgang Amadeus. Qui est donc cette Constanze Weber, qui devint la femme, puis la veuve du génie de la musique ? Dotée d’un physique plutôt ingrat mais de nombreux talents, elle sut s’effacer, taire sa jalousie pour garder son mari, étouffer son exceptionnel talent de chanteuse pour concevoir des enfants. Elle distribua des sourires à la Cour, goûta à l’ivresse des belles manières, de la bière, de la gloire et de l’argent. Puis elle affronta les commérages, les trahisons, l’indigence et la séparation de la mort. Ce roman écrit sous forme de confession révèle la destinée d’une jeune femme incomprise et calomniée depuis plus de deux cents ans. Une héroïne romantique et réfléchie, qui rencontra Casanova, Beethoven, et parlait couramment trois langues… Voici les pensées, les doutes, les joies de celle que Mozart aimait. Et pour la première fois, voici son triomphe.

La critique : C’est avec maestria qu’Isabelle Dusquenoy, diplômée d’histoire de l’art et spécialiste du couple Mozart, rédige le journal apocryphe de celle qui fut dans l’ombre du génie. Décriée, humiliée, trahie, Constanze Mozart sacrifia honneur, gloire et même sa vie au service du grand homme.

Qui est-elle finalement cette femme au physique peu avantageux, si l’on en croit ses contemporains, mais possédant une voix d’or ? un monstre faisant fi des convenances, un être meurtri par la mort de la plupart de ses enfants, ou une femme amoureuse qui cédera à tous les caprices de son époux. Il y a certainement un peu de tout cela chez Constanze… un mélange de déraison, de passion et de chagrin. Page après page, grâce à la plume d’Isabelle Dusquenoy, elle se raconte et se dévoile.

Toute la magie de ce premier roman est dans le style. Afin de restituer au mieux le quotidien de la famille Mozart, l’auteure a recours à un style caractéristique des formes littéraires de l’époque où le raffinement de la langue du 18ème siècle n’exclut pas l’évocation la plus crue de certains aspects de la vie intime dont aucun des détails, y compris les plus scatophiles, ne nous sont épargnés. L’immersion dans la Vienne musicale des années post Marie-Thėrèse est totale.

Au delà de ses qualités indéniables, l’ouvrage s’égare parfois dans quelques impasses. C’est notamment le cas lorsque les époux sont séparés et s’écrivent de longues lettres ampoulées.

Les passionnés de musique, les inconditionnels de Mozart et les férus d’histoire se laisseront piéger par Constanze… et tomberont amoureux de ce couple uni qui contrairement à tout ce qui a été dit est parfaitement soudé …

Editions Plon & Editions Points

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