Le Paradis des autres ou l’au-delà tout azimut

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au Cirque électrique, La Compagnie Carna invite à découvrir Le Paradis des autres

Qu’est-ce qu’il y a après la mort, de l’autre côté ? Le paradis ou l’enfer, le calme, la volupté, de sulfureuses bacchanales ou tout simplement le néant, chaque religion, chaque individu a son avis, sa conviction. Avec facétie, la compagnie Carna explore la pluralité de cet Eden promis et le long chemin pour y parvenir. Une aventure intérieure singulière et foutraque.

Tout est blanc du sol au plafond. Sur une grande table, gît un homme nu à peine recouvert d’un drap. Il est mort. Une jeune femme, tête baissée, entame le rituel de préparation du corps à l’après, à l’au-delà. Inspiré des gestes des us et coutumes de la religion musulmane, le spectacle commence ainsi par un prélude, un ballet clinique autant que sensuel de mains, de caresses, de doigtés. Puis tout s’accélère. L’âme quitte le corps. Elle est attendue ailleurs au paradis. Mais est vraiment son destin, sa dernière demeure ?

Mêlant croyances, idées préconçues et réflexions propres, Antoine German, l’auteur, Fabien Casseau, le metteur en scène, et Alexandre Blondel, le chorégraphe, nous invitent à un voyage immatériel vers l’inconnu, le mystérieux. Du rêve érotique à la rave party, de l’enfer rouge saturé de son, de couleurs, à la plage de sable fin, idyllique, ils questionnent notre regard sur la mort, sur l’espérance d’un après rassurant, ou inquiétant, c’est selon. Ils nous obligent à appréhender une notion, qui dans la culture occidentale, est synonyme de perte, de douleur et de larmes, pour la confronter à celle qui considère que la vie, le trépas ne sont que des passages vers ailleurs.

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Trois interprètes invitent au paradis © Pizzipix

Malgré une écriture chorégraphique encore fragile lors de répétitions estivales, due en partie à un changement d’interprète, la proposition séduit par la générosité de cette troupe, son intérêt pour l’humain, son regard curieux, tantôt naïf, tantôt acéré, sur le monde qui l’entoure. Programmée au cirque électrique pour deux semaines, la compagnie Carna propose, avant de présenter cette dernière création, de découvrir son spectacle précèdent sur l’absurdité du monde de l’emploi et les ratés du numéro vert 3949. Alors laissez-vous tenter !

Par Olivier Frégaville-Gratian d’Amore – Envoyé spécial à Chatellerault

Le Paradis des autres de la Compagnie Carna d’après Antoine Germa
Le Cirque électrique
Place du Maquis du Vercors
75020 Paris
Du 10 au 14 octobre 2018
Du mercredi au samedi à 21H et le dimanche à 17H
Durée du spectacle : 60 minutes

Metteur en scène : Fabien Casseau
Chorégraphe-interprète : Alexandre Blondel
Avec aussi Pierre-Emmanuel Sorignet & Anusha Emrith
Création sonore : Stéphane Comon
Création lumière : Philippe Terrasson
Création vidéo : Mickaël Lafontaine
Création costume : Marie Martineau
Aides à la production : DRAC Nouvelle Aquitaine, l’OARA, Conseil Départemental des Deux-Sèvres, La ville de Parthenay, la SPEDIDAM – Aides à la coproduction : Théâtre La Canopée de Ruffec, Théâtre Les Carmes de La Rochefoucauld, Théâtre Le Château de Barbezieux, Théâtre La Palène de Rouillac, Théâtre de Thouars, Théâtre l’Odyssée de Périgueux, l’OARA – Partenaires en soutien et accueil résidence : CDC4B Théâtre de Barbezieux / La Canopée Théâtre de Ruffec / Les Carmes Théâtre de La Roche-foucauld / La Palène Théâtre de Rouillac / Théâtre de Thouars / Avec le soutien du Centre Chorégra¬phique National de Créteil et du Val de Marne – Cie Käfig direction Mourad Merzouki, dans le cadre de l’Accueil Studio / Avec le soutien du Centre Chorégraphique National de La Rochelle – Direction Kadder Attou – Cie Accrorap / Espace Tartalin à Aiffres / Fées d’Hiver à Crévoux / Théâtre « Le Dôme » à Saumur

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